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Souffrez-vous du syndrome de Calimero ?

Introduction

« C’est vraiment trop injuste ! » Qui n’a jamais exprimé la plainte de Calimero ? Qui n’a jamais, aussi, pesté contre les bougons, grincheux et grognons qui passent leur temps à formuler leurs griefs ? Saverio Tomasella, psychanalyste, s’adresse ici aux Calimero qui voudraient devenir moins râleurs, ainsi qu’aux proches de ces individus difficiles à vivre. Nous faisons tous partie, plus ou moins consciemment, de cette cohorte d’éternels mécontents. Alors, comment sortir de la plainte ? L’auteur montre qu’en identifiant les maux véritables qu’elle recouvre, en reconnaissant, chacun dans son parcours de vie, les souffrances qui n’ont pas été entendues, il est possible de retrouver le goût de vivre sans se plaindre – et même dans la joie !

Article autour du livre: « Le syndrome de Calimero » de Saverio Tomasella (250 pages – Albin Michel – 1er mars 2017):

Le syndrome de Calimero

 

Des raisons de se plaindre, on en a tous ! Certaines plaintes sont valables, d’autres non…

La vie est chère et notre salaire trop peu élevé; il fait trop chaud, ou bien trop froid; il pleut tout le temps; j’ai trop de boulot; il y a trop d’embouteillages sur les routes; etc. … Ces plaintes ont juste le don d’agacer l’entourage à force d’être répétées en boucle ! Certains maîtrisent l’art de la plainte à la perfection ! Ils assomment les esprits les plus patients et les plus compréhensifs.

Saverio Tomasella est psychanalyste. Il est l’auteur du livre « Le syndrome de Calimero » aux éditions Albin Michel. Dans ce livre, il nous donne des pistes pour faire taire cette petite voix au fond de nous qui nous crie que « c’est injuste« . Il nous aide également à faire taire ceux qui nous polluent le quotidien avec leurs râleries incessantes.

Qu’est-ce qu’un Calimero ?

Se faire traiter de Calimero renvoie à l’enfance, à l’enfant qu’on était, qui était inconsolable, qui avait besoin d’attention. Pas seulement… Le Calimero peut naître après un drame, un attentat, une maladie, un licenciement, ou un divorce. Des personnes qui n’étaient pas du tout râleuses peuvent, suite à un événement de ce genre, devenir comme ça.

En général, ceux qui souffrent du syndrome de Calimero sont des êtres qui sont considérés comme « insupportables, limite invivables » pour les autres, mais pour eux également. Non seulement le Calimero se fait du mal, parce qu’il est dans une espèce d’engrenage, de spirale où les choses ne vont pas et il se plaint, mais c’est l’entourage qui en souffre le plus parce qu’il supporte les lamentations. De plus, le Calimero s’en rend beaucoup moins compte que son entourage. Quand le Calimero se plaint, ça cache toujours quelque chose de plus profond que ce qu’on raconte en réalité. La plainte exprime quelque chose dans le réel du quotidien, mais généralement, ses motivations et ses sources sont beaucoup plus profondes, intimes, personnelles et parfois beaucoup plus anciennes. La plainte est pulsionnelle: dès qu’on commence à mettre le doigt dedans, là elle s’auto entretient. Le Calimero finit par avoir l’impression qu’il ne peut pas faire autrement.

Quelles sont les étapes de guérison de Calimero ?

Pour le Calimero, la première étape de sa guérison est qu’il s’en rende compte. C’est déjà une grande partie du chemin parcouru.

Ensuite, le Calimero va essayer de voir d’où ça vient, ce qui facilitera le changement:

  • Des Calimero naissent dans des familles qui râlent beaucoup. Ils ont interprété que la communication avec les autres se faisait en râlant.
  • Des Calimero sont marqués dans l’histoire de leur famille ou par des injustices. Ceux-ci se retrouvent être le porte-parole des difficultés de leur famille et sont particulièrement sensibles à l’injustice.
  • Des Calimero ont vécu directement des injustices et ont peur d’en revivre.
  • Des Calimero vont se plaindre pour attirer l’attention sur elles, se mettre en avant, obtenir la reconnaissance qu’elles n’ont pas obtenue autrement.

Enfin, l’étape finale, pour s’en sortir, c’est de changer. La plainte est une action psychique. Le plus efficace est de remplacer une action par une autre: aller courir, marcher, ou cuisiner… Mieux encore: écrire sa plainte dans un cahier. Cela évite de dire la plainte à quelqu’un. Du coup, c’est plus facile aussi pour l’entourage. Nous pouvons aussi regarder ce qui va bien dans la journée, accorder de l’attention aux choses qui sont agréables. Ainsi, on force notre cerveau à transformer la plainte en quelque chose de positif, pour que ça devienne ensuite automatique. Si on change nos pensées, on peut arriver à changer le type de comportement qu’on a.

En général, nous nous plaignons de petites choses alors qu’en fait, notre problème est bien plus profond. Certaines personnes se plaignent pour se cacher. En effet, il est plus facile de se plaindre de la météo ou des embouteillages que de dire clairement que nous avons des problèmes avec notre conjoint, que l’on a des soucis de santé … On est dans une société qui nous pousse à ne pas dire ce qui ne va vraiment pas. On fait illusion, belle figure sur les réseaux sociaux. En plus, il est souvent difficile pour nous de percevoir ce qui nous fait vraiment souffrir. Et même une fois qu’on a identifié le problème, ce n’est pas évident de mettre des mots dessus. La plainte est alors une façon facile qui permet d’exprimer un malaise, une interrogation, ou quelque chose qui coince, en attendant de rencontrer, ou d’espérer, une oreille attentive à qui confier quel est le vrai problème. On a tous un petit Calimero au fond de nous qui souhaite s’exprimer. Si on a une contrariété, on le dit. On a besoin de se décharger, et c’est bien. Mais une fois que c’est fait, c’est fait. On ne s’enlise pas là-dedans !

Le Calimero peut tenter de remplacer la plainte par l’expression très factuelle et descriptive d’un événement ou d’un ressenti. On évite ainsi l’amalgame vague de l’apitoiement. Le Calimero expose aux autres très clairement le problème. Dans ce cas, l’entourage peut se sentir concerné et proposer de l’aide. Lorsque nous râlons de manière générale, personne ne peut nous proposer de solution concrète.

Comment écouter un Calimero ?

La première chose que l’on peut faire avec un proche plaintif, c’est prendre le temps de l’écouter en lui posant des questions pour comprendre ce qui ne va pas. Lorsque vous êtes face à un Calimero, il faut faire attention aux signaux non verbaux: les intonations de la voix, le rythme de la parole… Ça nous donne des indices. Ainsi, on peut sentir si la plainte est plutôt légitime ou si c’est une plainte de façade. Ensuite, il faut prendre le temps de l’écouter dire ce qui ne va pas. Les Calimeros ont surtout besoin d’entendre que l’on reconnaît leur souffrance. Si un climat de confiance s’instaure, la personne va arriver à dire beaucoup plus. On peut le guider. Nous pouvons proposer des idées pour soulager sa difficulté. Après avoir fait ça plusieurs fois, on peut dire qu’on a fait preuve d’empathie. Si la plainte est toujours présente, nous pouvons alors lui rappeler qu’on lui a proposé des pistes pour aller mieux et qu’on ne peut pas faire plus. La plainte peut être envahissante et il faut entretenir une forme de santé dans la relation. Il est nécessaire de poser ses limites personnelles. Chez certains Calimero, il existe parfois une forme de complaisance, qui se caractérise par un manque d’effort ou une forme de paresse et qui consiste à laisser pourrir la situation pour continuer à se plaindre. Une minorité prend même plaisir à la souffrance ou cherche à attirer l’attention.

Voilà. Cet article vous donne des pistes qui sont clairement développées et illustrées d’exemples dans ce livre. Maintenant, à vous de le lire pour en apprendre plus et entretenir de bonnes habitudes pour votre bien et celui de votre entourage.

 

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Liens vers le livre


Le syndrome de Calimero

 

Le livre du blog

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