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Les pères oublient

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L’article que je vous propose ici est très touchant. Il m’a personnellement ému et touché, comme tant d’autres personnes avant moi. Alors j’ai eu envie de vous le partager pour vous en faire profiter. Le texte que vous allez lire ci-dessous a été écrit sur le vif, sous l’impulsion d’un sentiment authentique. Il a rencontré un tel écho auprès des lecteurs qu’il a été réimprimé de nombreuses fois dans des centaines de magazines et de journaux. Il a été reproduit également dans de nombreuses langues étrangères. Il a été lu dans des écoles, des églises, lors de conférences ainsi qu’il a été lu sur les ondes de la radio. « Les pères oublient » (« Father forgets« ) de W. Livingstone Larned, a été publié pour la première fois dans « The People’s Home Journal » en éditorial il y a près de 100 ans! Il est frappant de constater qu’aujourd’hui encore, il est toujours d’actualité! Les parents sont souvent tentés de critiquer leurs enfants et ce texte nous apporte de la réflexion sur ce sujet. Je vous conseille de le lire très attentivement du début à la fin… à lire et à relire jusqu’au bout!

 

« Ecoute-moi, mon fils. Tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet.

« Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd’hui. Ce matin, tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez ; je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées ; j’ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre. Pendant le petit déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre : tu renversais le lait ; tu avalais les bouchées sans mastiquer ; tu mettais les coudes sur la table ; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand, au moment de partir, tu t’es retourné en agitant la main et m’as dit : « Au revoir, papa ! », je t’ai répondu en fronçant les sourcils : « Tiens-toi droit ! »

« Le soir, même chanson. En revenant de mon travail, je t’ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière ; tu avais déchiré ton pantalon. Je t’ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison… « Les pantalons coûtent cher ; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux ! » Tu te rends compte, fils ? De la part d’un père !

« Te souviens-tu ensuite ? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience : « Qu’est-ce que tu veux ? »

« Tu n’as rien répondu, mais dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t’es jeté à mon cou, en me serrant avec une tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pourrait flétrir… Et puis, tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier.

« Et bien ! Mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l’aune de mes propres années.

« Et pourtant, il y a tant d’amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d’autre ne compte maintenant, mon fils. Je suis venu à ton chevet, dans l’obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte.

« C’est une piètre réparation : je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais demain, tu verras, je serai un vrai papa ; je deviendrai ton ami ; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l’envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie :

« Ce n’est qu’un garçon… un tout petit garçon ! « 

« J’ai eu tort. Je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n’es qu’un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule… J’ai trop exigé de toi… Beaucoup trop… »

Morale de cette très belle histoire: Au lieu de condamner les gens, essayons de les comprendre. Essayons de comprendre le mobil de leurs actions. Voilà qui est beaucoup plus profitable et plus agréable que de critiquer, voilà qui nous rend tolérants, compréhensifs et bons.

Emouvant, n’est-ce pas ?

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Crédit photo: https://pixabay.com/fr/photos/ (photos libres de droit et gratuites)

 

Ce texte et d’autres exemples font partie du livre de Dale Carnegie: « Comment se faire des amis ».


Comment se faire des amis

Voir également mon article « 8 principes fondamentaux pour se faire des amis » via ce lien:

http://www.jemesensepanoui.com/8-principes-fondamentaux-pour-se-faire-des-amis/

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