0

La timidité – Quel timide êtes-vous?

timidite

Chronique et résumé du livre « La timidité : Comment la surmonter » (Docteur Gérard Macqueron & Stéphane Roy) :

Le sujet de la timidité m’intéresse tout particulièrement. En effet, je suis resté longtemps un très grand timide. Comme vous le verrez, la timidité concerne beaucoup d’entre nous à des degrés divers. Selon l’âge, la timidité disparaît peu à peu. J’ai décidé de consacrer une première chronique sur ce sujet. Le premier livre traité est « La Timidité – Comment la surmonter » par le Docteur Gérard Macqueron et Stéphane Roy. Ce livre comporte 11 chapitres bien détaillés sur 250 pages. Il contient beaucoup de témoignages et le rend plus authentique et plus facilement compréhensible.

Voici la première partie qui s’intitule « Quel timide êtes-vous?« , résumé du premier chapitre du livre La timidité : Comment la surmonter.

 

Préface

De toutes nos peurs, celle d’affronter le regard des autres est sans doute l’une des plus répandues.

Les personnes qui en sont atteintes vivent dans un état de panique extrême la plupart des rencontres, et même les plus anodines d’entre elles, comme se rendre dans un magasin pour faire ses courses, croiser un voisin dans l’escalier ou devoir prendre la parole.

La timidité et le trac ne sont pas moins à l’origine de nombreuses difficultés et souffrances psychologiques. La gêne que ressent un timide lorsqu’il se trouve en société peut progressivement l’amener à fuir beaucoup de situations et à renoncer à de nombreuses possibilités qu’il juge trop difficile. Les échecs sentimentaux ou professionnels émaillent souvent la vie d’un timide.

L’ouvrage de Gérard Macqueron et de Stéphane Roy aborde le problème de la timidité à partir des connaissances modernes.

Les conseils qui y sont développés reposent sur les stratégies les plus documentées quant à leur efficacité à réduire l’anxiété sociale. Les deux auteurs sont des cliniciens experts dans la prise en charge des diverses manifestations de l’anxiété sociale.

Être bien dans sa vie nécessite de se sentir bien avec soi-même mais aussi avec les autres.

 

À qui s’adresse ce livre ?

Ce livre s’adresse à tous ceux qui désirent :

  • Développer leur confiance en eux,
  • Apprendre à se sentir plus à l’aise dans des situations sociales,
  • Se faire de nouveaux amis,
  • Augmenter leurs chances de réussite professionnelle,
  • Faciliter l’expression de leurs émotions et de leurs opinions,
  • Prendre du plaisir à bavarder avec leurs proches.

 

Introduction

L’introduction commence par le témoignage de quelqu’un qui souffre de l’angoisse et de la peur panique de rougir en public dès qu’elle prend la parole. L’idée d’être vue en train de rougir l’obsède. Ces rougissements ont commencés à l’adolescence lorsqu’elle devait prendre la parole en classe. Son cœur s’emballait, sa tête bourdonnait et tout son corps tremblait. A l’Université, les cours en amphithéâtre étaient très angoissants et elle cherchait l’anonymat. Ces peurs étaient toujours très difficiles à gérer. Les soirées étudiantes furent un véritable calvaire et elle faisait tout pour les éviter. Elle y pensait plus d’une semaine à l’avance à s’en rendre malade. Adulte, le problème n’est toujours pas réglé malgré des efforts. Sa timidité la handicape un peu plus chaque jour que ce soit dans sa vie professionnelle ou dans sa vie personnelle. Aux réunions de travail, elle a l’impression que tout le monde la regarde, la juge et la trouve nulle. Elle a honte…

La souffrance quotidienne qu’endurent beaucoup de timide peut être intense.

Chaque rencontre devient une épreuve, une sorte d’entretien ou d’examen au cours duquel il ou elle aura le sentiment d’être observé, évalué, jugé. Dans ces conditions, impossible d’être spontané. Les relations sociales même les plus amicales se transforment en situations angoissantes dont l’évitement devient la seule solution apaisante.

La timidité peut être définie comme un malaise que nous ressentons lorsque nous sommes au contact d’autres personnes. Elle témoigne d’une anxiété sociale et de la crainte d’être évalué de manière négative, de paraître ridicule.

Parfois la timidité s’intensifie, se généralise et devient alors plus difficile à gérer. Ces personnes timides développent une véritable phobie sociale qui les inhibe et les conduits à éviter progressivement tous les contacts sociaux. La peur d’être angoissé en présence d’autrui s’installe. Ces timides vont alors s’isoler, se replier sur eux-mêmes et organiser leur vie de façon à fuir tout contact humain. Peu à peu une spirale infernale se met en place. Plus le timide évite les situations qu’il redoute, moins il a confiance en lui. Ce qui contribue à augmenter son anxiété.

 

Quel timide êtes-vous ?

La timidité, cela nous concerne tous

Le chapitre commence par deux témoignages.

Le témoignage d’une maman d’adolescents qui est gênée de recevoir les amis de ses enfants. Elle ne sait pas quoi leur dire et a peur de dire des choses inintéressantes. Elle ne se sent pas dans le coup et a peur d’être ridicule parce qu’elle n’a pas fait des études comme eux. Martine est mère au foyer, issue d’un niveau social défavorisé, elle a souvent le sentiment que les autres sont plus intelligents et plus cultivés qu’elle. Elle aimerait leur montrer combien elle est contente de les recevoir chez elle mais elle est trop émotive pour le faire.

Thierry est un médecin compétent professionnellement, mais il est incapable de travailler quand il se sent observé. Il lui est impossible de prendre la parole en réunion car il devient le centre d’intérêt du staff. Auprès de ses malades, il se réfugie derrière ses connaissances, son savoir médical et retrouve confiance en lui. En revanche, il perd tous ses moyens si son chef de service fait la visite avec lui.

Qui n’a jamais été intimidé ?

Ressentir un sentiment de peur, être impressionné dans certaines situations sociales est un phénomène aussi naturel et répandu, au même titre que la peur du vide ou des araignées.

Saviez-vous qu’une personne sur deux redoute d’être dévisagée ou de parler en public ?

Mais pourquoi ressentons-nous un malaise en compagnie d’autres personnes ?

Quand l’inconnu nous inquiète

Les personnes timides recherchent les contacts et souhaitent rencontrer plus de monde. Mais les premières rencontres sont toujours, pour elles, très difficiles et source d’anxiété. Elles ont besoin de se sentir dans leur élément, en milieu connu, pour se laisser aller.

Quand le regard des autres devient insoutenable

Nous sommes intimidés quand nous sommes exposés au regard et au jugement de l’autre et que nous redoutons l’image que nous donnons de nous-même.

Les personnes timides hésitent à prendre la parole pour ne pas se ridiculiser, évitent de regarder dans les yeux de peur qu’on puisse y lire leur embarras, d’être en quelque sorte démasquées. Les timides sont moins spontanés, leur gestuelle devient forcée et maladroite.

Quand parler signifie se révéler à l’autre

Vous-même, après avoir échangé quelques mots, ne vous arrive-t-il pas d’être rapidement à cours d’idée ? Pourquoi ?

Probablement parce que vous avez le sentiment que si vous ne parlez pas de choses importantes, votre conversation sera ennuyeuse. Vous craignez d’évoquer des banalités qui lasseront votre interlocuteur.

Mathilde tente désespérément de « parler utile ». Quand ses sujets de conversation sont épuisés, elle s’angoisse. Elle ne trouve plus rien à dire. Le silence devient alors insupportable. Elle le perçoit comme un temps mort, un moment de malaise qu’elle doit absolument combler.

Elle établit une sorte d’équation :

  • Parler de choses intéressantes = être une personne intéressante.
  • Parler de banalités = être une personne banale.
  • Ne rien dire = être rien, insignifiant.

Beaucoup de timides sont extrêmement préoccupés par l’image qu’ils peuvent donner d’eux-mêmes. Pour eux, parler, c’est se révéler.

Même si le contenu d’une conversation a son intérêt, le fait d’échanger en tant que tel est déjà important. Pourquoi vouloir parler de choses sérieuses à une pause-café ? Faut-il toujours exprimer des idées pertinentes quand on parle à quelqu’un ? Papoter, bavarder au gré de ce qui nous vient à l’esprit est aussi agréable et nécessaire pour entretenir de bons contacts sociaux.

Quand des signes physiques désagréables parasitent la relation

Jean, est un jeune homme au physique agréable et habillé de manière recherchée. Il est gêné par une transpiration excessive dans certaines situations sociales.

Quand nous sommes anxieux, nous avons tendance à transpirer plus. C’est un phénomène physiologique. Il s’agit d’une réaction normale même si elle est parfois invalidante.

La sueur est vécue comme une excrétion sale. Pourtant, il s’agit d’une réaction physiologique importante pour l’équilibre de notre organisme.

Or plus nous sommes angoissés et plus notre transpiration risque d’être importante. Un cercle vicieux se met alors en place : plus ces personnes redoutent de transpirer, plus elles sont anxieuses et plus leur transpiration augmente. Apprendre à reconnaître, accepter et gérer ses émotions est le moyen le plus efficace pour stopper cette spirale.

Quand nous avons honte de nous-même

Le symptôme dont les personnes timides se plaignent le plus est le rougissement.

Nous avons tous le souvenir d’une scène où notre visage s’empourpre alors qu’un sentiment de honte nous étreint.

Mais, chez d’autres personnes timides, ce rougissement qui survient dans des situations quotidiennes devient gênant, invalidant. Un sentiment de colère contre elles-mêmes ou de honte apparaît. Persuadées que l’entourage perçoit ce phénomène et lui attribue une valeur négative, elles vont tout faire pour le cacher ou éviter d’être confrontées à cette situation embarrassante. Peu à peu, la peur de rougir s’installe. On nomme cette peur l’ « éreuthophobie ». Le problème principal de l’éreuthophobe est qu’il ne supporte pas de rougir. C’est une des particularités de la timidité : souvent les timides provoquent eux-mêmes ce qu’ils redoutent.

Quand il faut taper du point sur la table

Ne vous est-il jamais arrivé de ne pas intervenir dans une discussion pour ne pas vous faire remarquer ? Prenez-vous facilement des initiatives personnelles ? Êtes-vous capable de prendre la parole en réunion pour exprimer votre désaccord ?

La timidité peut aussi se manifester par une inhibition qui nous empêche de nous affirmer et de défendre nos droits. Par peur de déranger ou pour éviter un conflit, beaucoup de personnes préfèrent ne pas défendre leurs intérêts personnels.

Quand nous avons le trac

L’exemple le plus classique est celui du trac que chacun d’entre nous a connu lors d’un examen. Le trac peut à lui seul résumer la problématique de certains timides. Chez les personnes timides, le trac prend de telles proportions qu’il engendre des crises d’angoisse invalidantes, au cours desquelles on observe des troubles de la concentration et de l’attention. L’angoisse augmente alors que le temps passe et les personnes quittent la pièce où elles se trouvent. Nombre de timides échouent ainsi à leurs examens.

Quand nous abordons des sujets intimes

N’avez-vous jamais ressenti une gêne à l’idée de parler de votre salaire à un collègue de travail ? N’avez-vous jamais été anxieux alors que vous deviez faire un compliment à un proche ? Ces malaises surviennent chez les personnes ayant une mauvaise estime d’elle-même et qui souhaitent donner la meilleure image sociale possible. Les symptômes physiques de l’anxiété sont alors vécus comme autant de « pièces à conviction » qui viennent révéler le mal-être.

Quelles sont les situations redoutées par les personnes timides ?

On pourrait dire que les timides redoutent autant le regard négatif des autres que leur propre comportement, lequel pourrait révéler la partie cachée d’eux-mêmes dont ils ont honte.

Les recherches en psychologie ont permis de regrouper les situations sociales angoissantes en quatre grandes catégories, en fonction des craintes et des exigences présentes dans chaque situation.

Voici les quatre grands types de situations que redoutent les timides :

  • Les situations où il existe une performance à accomplir sous le regard d’autrui.
  • Les situations où le timide va devoir se révéler, parler de lui dans le cadre d’une conversation informelle.
  • Les situations où il est nécessaire de s’affirmer, de défendre son point de vue, de faire valoir ses droits.
  • Les situations où il faut supporter le regard d’autrui.

Les différents visages de la timidité

Nous nous représentons souvent les gens timides comme doux, gentil, calmes, non conflictuels et discrets.

Cependant, la timidité peut se manifester sous d’autres formes moins évidentes à repérer et qui sont souvent source de malentendu et de souffrance. Il arrive parfois que l’inhibition sociale soit remplacée par une agressivité manifeste ou un comportement déconcertant et imprévisible.

Quand l’alcool cache tout

Une promotion inquiète souvent les personnes timides qui redoutent les changements et la nouveauté. Parallèlement, elles sont flattées par leur réussite professionnelle. Ambivalents, les timides n’osent pas exprimer ouvertement leurs craintes et tentent par eux-mêmes de gérer la situation qui, malheureusement, leur échappe très souvent. Nombre de timides s’alcoolisent ainsi, pour gérer leur anxiété sociale. Sous l’effet de l’alcool, ils se trouvent plus détendus, plus spontanés et moins inhibés, même si, dans les faits, leurs compétences professionnelles sont souvent diminuées. L’alcool n’est pas une solution. Plus ou moins rapidement, une dépendance apparaît et les personnes perdent le contrôle de leur consommation d’alcool.

Ceux qui utilisent l’alcool comme anxiolytique ne développent pas leurs compétences personnelles contre l’anxiété mais restent anxieux et deviennent parfois alcooliques.

L’indifférence ou le roi du mail

Robert est dirigeant d’une grande entreprise française. Il préfère utiliser l’e-mail plutôt que de s’adresser de vive voix à ses collaborateurs. Il ne regarde pratiquement jamais son interlocuteur dans les yeux. Soit il parle en regardant dans le vide, soit il tourne la tête. On a l’impression parfois qu’il se parle à lui-même. Son visage ne laisse passer pratiquement aucune émotion. Il reste figé et paraît inexpressif. Ce contact est assez désagréable de prime abord. C’est un célibataire qui sort peu et n’aime pas bavarder. Grand timide, il ne supporte pas que l’on puisse le fixer dans les yeux. Il se sent dévisagé. Robert est peu apprécié à son travail. Pourtant, il n’est pas méchant, ni autoritaire. Mais il est froid et distant. Il impressionne fortement ses collaborateurs, qui le craignent.

Qui soupçonnerait que ce dirigeant d’entreprise, qui parle si brillamment en assemblée et qui gère les problèmes quotidiens avec tant d’efficacité, est en fait un grand timide ?

Comment se manifeste la timidité chez l’enfant et l’adolescent ?

L’angoisse du 8ème mois

Une anxiété apparaît très tôt dans la petite enfance, quand l’enfant aperçoit des visages nouveaux ou est en contact avec des inconnus. Cette peur correspond à une étape psychologique normale chez l’enfant qui se méfie et s’éloigne des visages étrangers. Ce type de timidité disparaît progressivement, l’enfant s’habituant à évoluer avec des adultes et des inconnus.

L’émergence du sentiment de conformité sociale

Quand l’enfant est plus grand, au-delà de 3 ans, il prend peu à peu conscience de l’importance du jugement que les autres personnes peuvent porter sur lui en fonction de ses ressemblances vis-à-vis de ses camarades. Un sentiment de honte pourra apparaître s’il a le sentiment d’être différent des autres. Ce sentiment douloureux peut générer une timidité chez l’enfant qui craint d’être rejeté par ses camarades et dévalorisé.

La timidité chez l’enfant se traduit par des activités solitaires, peu d’échanges avec les camarades, et une inquiétude dans les situations de séparation avec les proches. Ils éprouvent une forte anxiété à l’idée d’être séparés de la personne qui les sécurise. L’enfant a de grandes difficultés à identifier la nature de son anxiété. Il subit souvent les différentes situations, et souffre, sans comprendre la nature de ses problèmes.

Tout enfant qui n’a pas véritablement conscience de sa timidité est incapable d’en parler. Les spasmes digestifs, les troubles alimentaires ou les difficultés d’endormissement peuvent alors témoigner de l’anxiété sociale.

L’adolescence et la découverte de l’identité

Il s’agit d’une période de maturation psychique et physique, au cours de laquelle l’enfant va progressivement devenir adulte. Le corps se transforme à un rythme si rapide que l’image du corps est bouleversée aussi bien pour l’adolescent lui-même que pour ceux qui le regardent. Tous ces bouleversements corporels permettent l’accession à la sexualité adulte avec la capacité de parvenir à l’orgasme et la possibilité de procréer. L’irruption de la sexualité va modifier radicalement les rapports avec les autres. L’adolescence correspond à une véritable crise identitaire dont la question centrale pourrait être : « Qui suis-je ? »

Une anxiété sociale apparaît naturellement, sans être pathologique pour autant. Elle se manifeste par le repli sur soi, le désintérêt pour les autres, une difficulté à parler avec les adultes, le refus de participer à une activité sportive, un surinvestissement des jeux vidéo et de l’informatique, etc.

Normalement, ces signes apparaissent au début de l’adolescence (vers 11-12 ans) puis fluctuent avec le temps pour disparaître au début de l’âge adulte (vers 18-20 ans). La persistance de ces préoccupations au-delà de cet âge est souvent pathologique.

 

N’hésitez pas à partager cet article dans les réseaux sociaux et à réagir dans les commentaires ci-dessous.

Avez-vous trouvé cet article intéressant? Notez-le ci-dessous.

 

Voir la suite de ce résumé dans les articles suivants: « Les premières étapes pour surmonter votre timidité » et « Comment surmonter votre timidité ?« .

 

Crédit photo: https://pixabay.com/fr/photos/ (photos libres de droit et gratuites)

 

Liens vers le livre:

La timidité : Comment la surmonter

 

Abonnez-vous à notre newsletter

La newsletter du blog a pour finalité de recevoir des conseils au travers de l’envoi d’emails d’information et/ou de promotion de produits ou services (les nôtres, ou ceux de nos partenaires si nous estimons qu’ils sont de qualité et qu’ils pourront vous aider).

Tout comme vous, nous haïssons les spams, et ici votre vie privée est respectée: Votre adresse email ne sera jamais vendue ou partagée avec qui que ce soit.

Il est possible de se désinscrire de la newsletter du site grâce à un lien situé en bas de chaque email envoyé.

* indique un champs requis





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *